mercredi 24 juin 2015

Sauvegarde de machines virtuelles VMWare

Sauvegarder automatiquement des machines virtuelles VMWare (ESX) ? C’est simple, Suivez le guide !

Les règles de l'art

Pour la sauvegarde de vos machines virtuelles, il y a deux possibilités :
  • Les arrêter et les copier manuellement sur un support ou un site sécurisé (via SSH ou SCP)
  • Utiliser une solution de sauvegarde à chaud de machines virtuelles
Les infrastructures de virtualisation VMWare (dont fait partie vSphere, anciennement ESX) nécessitent l'utilisations des API de l'éditeur et des procédures très spécifiques pour permettre la sauvegarde à chaud depuis un logiciel de sauvegarde.
En effet, sauvegarder une machine virtuelle sans la mettre préalablement dans un état fonctionnel serait dangereux, voire inutile.
C’est pour cela qu’il faut communiquer dans les règles de l'art avec l’hôte de virtualisation afin de le lui demander. vSphere nous rend, par exemple, ce genre de services pour peu qu’on le lui demande aimablement !

Sauvegarde des machines virtuelles

Notre solution de sauvegarde automatisée, Arx One Backup, permet de sauvegarder les machines virtuelles présentes sur ces infrastructures.
La sauvegarde peut se faire depuis une machine Windows qu’elle soit à l’intérieur ou à l’extérieur de cette infrastructure. Dans les deux cas, elle gère la technologie CBT (Change Block Tracking).
Ensuite, les données de sauvegarde peuvent être hébergées où vous le souhaitez : le stockage peut être interne, externe ou hybride en fonction de vos contraintes. Notre assistant de solutions de sauvegarde peut d’ailleurs vous aider à définir ce qui est faisable dans votre cas.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez mettre en œuvre la solution dans votre environnement, rendez-vous sur notre site d’aide qui pourra vous expliquer comment sauvegarder des machines virtuelles VMWare. Si vous souhaitez sauvegarder des machines virtuelles Hyper-V, pas de procédure spécifique, c'est directement géré !
Pour toute autre question, n’hésitez pas à nous contacter.

lundi 15 juin 2015

Retour sur le cloud souverain français

En 2009, l’état français décide de contrer la toute puissance du cloud américain en investissant dans l’innovation numérique en France. Qu’en est-il six ans après ?

A l’origine

L’idée de base était d’encourager les offres françaises à se développer dans ce marché du Cloud Computing dominé par les services américains. Le projet s’appelait « Andromède ».

En pratique

Les professionnels du numérique souhaitaient que l’état encourage l’innovation logicielle. Pour l’état, il s’agissait plus de construire un grand centre d’hébergement. Les deux n’étaient pas incompatibles, puisque de l’hébergement pouvait servir à propulser des solutions en ligne « made in France ». Les poids lourd du numérique français, représentés par les deux plus importants opérateurs, ont flairé la subvention d’envergure. Ils ont donc encouragé l’état à investir dans leurs infrastructures.
Plutôt que de construire un centre d’hébergement de toute pièce, l’état a donc préféré investir dans deux projets concurrents… C’est ainsi que sont nés Cloudwatt, porté par Orange et Thales, et Numergy, porté par SFR et Bull.

Six ans après

Les retours sur le sujet sont unanimes : le projet est loin d’être d’une folle réussite.
Les calculs originels tablaient sur des chiffres d’affaires de centaines de millions d’euros en 2017 (900 millions consolidés). En 2014, Cloudwatt et Numergy réalisentdes chiffres d’affaire respectifs de 2 et 5 millions d’Euros… Il faut encore pondérer ces chiffres car pour Numergy, par exemple, 60% du chiffre provient de SFR !

Même si nous ne sommes pas encore en 2017, il est difficile d’imaginer une telle croissance.
Du coté du résultat, les pertes sont respectivement de 35 et 20 millions d’Euros ! (plus de détail dans l’article « Les résultats catastrophiques du cloud à la française » de BFM TV
Comme le résume avec brio Sandrine Cassini dans son article « Cloud souverain, un gâchis à la française » dans Les Echos : « Avec son cloud souverain, l'administration a en tout cas à nouveau prouvé que le prochain Google ne serait pas inventé à coup de réunions et de rapports sur un coin de table à Bercy. »

Conclusion

L’intention était louable… mais le résultat est catastrophique.
Cet argent public, qui provient de nos impôts, particuliers et entreprises, a finalement servi à financer des entreprises privées qui n’en avait pas besoin et à créer, pour nous acteur du numérique français, une concurrence déloyale.
Comme auraient dit Les Nuls avec beaucoup d'humour : « Pour nous, la France avance  » !