mercredi 30 novembre 2011

Datastore ESX sur partition NTFS

Si le système de fichiers VMFS vous paraît trop propriétaire pour y mettre vos précieuses machines virtuelles, sachez que vous pouvez créer vos datastores sur tout autre système de fichiers.

La problématique

VMFS est le système de fichiers natif d’ESX qui permet de stocker vos machines virtuelles. Il est aussi performant que souple mais totalement fermé et propriétaire.
Si cela vous ennuie, vous pouvez stocker vos VMs sur une autre machine avec un système de fichiers tiers et l’utiliser avec ESX via un simple partage de fichiers.
Nous avons même monté une maquette parfaitement fonctionnelle sur un disque NTFS.

Le matériel utilisé

Pour utiliser une partition NTFS comme datastore ESX, voici ce que nous avons utilisé :
  • Une machine sans disque exploitant ESXi embarqué sur une clé USB
  • Une machine «physique» sous Windows 2008R2 avec une grappe de disques RAID
  • Un switch gigabit et les câbles RJ-45

La mise en œuvre

La manipulation est extrêmement simple :
Pour commencer, nous avons crée un partage NFS sous Windows 2008 :

Puis, nous l’avons monté comme un Datastore dans ESXi :

Ensuite, et afin d’éprouver nos résultats avec des environnements divers, nous avons créé deux machines virtuelles différentes :
  • Linux Debian 5, version 64 bits, disque de 8 Go
  • Windows 7, version 64 bits, disque de 32 Go
Toutes deux sont hébergées dans le Datastore « 2008 » qui correspond au partage NFS mis en place sur le serveur Windows 2008 R2.
Une fois déployées, nous avons utilisé pleinement les machines virtuelles, les avons sauvegardées puis restaurées, le tout sans aucun problème ni difficulté !

Conclusion

Cette manipulation très simple nous a permis d’avoir directement la main sur nos machines virtuelles et surtout de nos affranchir du système propriétaire de VMWare.
A reproduire de toute urgence !

mercredi 23 novembre 2011

Portail de supervision de sauvegarde, version 1.0

Depuis sa mise en ligne, notre portail de supervision de sauvegardes a bénéficié d’un accueil très enthousiaste. Les retours ont été très positifs et les demandes de nouvelles fonctionnalités ne se sont pas faites attendre !

Portail de supervision

Notre portail de supervision de sauvegarde a pour vocation de permettre à nos utilisateurs de suivre leur activité de sauvegarde.
Ce projet de tableau de bord avait été motivé par certains utilisateurs qui souhaitaient, en plus de la supervision intégrée à l’application, pouvoir suivre leur activité de n’importe où.
L’idée était excellente et s’intégrait bien dans le cadre de nos offres de sauvegarde et dans notre démarche Sauvegarde Cloud.
La version du portail publiée en septembre 2011 était une pré-version (0.7) fonctionnelle, mais pas encore ce que nous attendions d’une version finale.

Mise à jour

Les retours et demandes sur la première publication nous ont encouragés à accélérer le développement des prochaines versions. Nous avons donc « mis le paquet » et publié la première version de production le 21 novembre 2011.
Voici la liste des nouveautés apportées :
  • Portail accessible aux adresses portal.arxone.net et portail.arxone.net
  • Design du login amélioré, avec deux drapeaux de langues (Français et Anglais)
  • Processus d’installation avec contrat de licence
  • Sélecteur de date pour superviser l’activité sur une plage temporelle spécifique et deux plages glissantes
  • Mise en préférence de la plage de date utilisée
  • Quelques nouvelles traductions et corrections mineures

Contact

Ce portail étant une fois de plus un projet motivé par nos utilisateurs, nous restons à votre écoute pour toute nouvelle demande de fonctionnalité.
N’hésitez donc pas à nous faire des propositions par le formulaire de contact de notre site Internet.

mercredi 9 novembre 2011

ESXi sur une clé USB

ESXi est un hyperviseur très léger. Il peut donc être pratique de l'installer sur une clé USB afin de n'utiliser ses disques que comme datastores.

Pré requis

Les manipulations du présent article ont été réalisées sur Mac OS X 10.6 (Snow Leopard). Sous Linux, les seuls points différents concernent la décompression des fichiers et le démontage des partition. Ces différences minimes mises à part, vous pourrez appliquer la procédure de la même façon.
Afin de mener à bien cette procédure, assurez vous d'avoir :
  • Une machine sous OS X avec un port USB disponible
  • Une clé USB avec 1 Go d'espace (elle sera complètement effacée)
  • Le fichier ISO d'ESXi 4.1 (téléchargeable gratuitement sur VMWare.com)

Image disque

Les installations d'ESX contiennent une image disque que nous allons "dumper" sur notre clé USB.
La première étape consiste donc à isoler et à copier cette image disque dans un endroit accessible :
  • Montez le fichier ISO de votre installation d'ESXi 4.1
  • Copiez le fichier "imagedd.bz2" à la racine de votre disque.
  • Décompressez le. Vous allez obtenir un fichier "imagedd" d'environs 900 Mo.

Préparation de la clé USB

L'intégralité de la clé va être effacée. Veillez donc à bien sauvegarder vos données préalablement !
  • Connectez la clé USB à votre machine
  • Lancez l'utilitaire de disque livré avec le système (dans applications > utilitaires)
  • Démontez la partition de votre clé USB (clic droit sur le nom de la partition + démonter). Surtout, n'éjectez pas le disque !
  • Demandez les informations du disque (clic droit sur le disque, informations)
  • Notez l'identifiant du disque. Dans notre cas, c'est disk1.

Dump du fichier

Maintenant que le fichier source et la clé USB sont prêts, il ne reste plus qu'à faire le dump.
Lancez une fenêtre du terminal.
Assurez vous que votre fichier imagedd est bien à la racine de votre disque :
Arxone:~ User$ cd /
Arxone:/ User$ ls -l
Si le fichier apparait bien dans la liste, nous sommes prêt à la dumper !
Tapez alors :
Arxone:/ User$ dd if=imagedd of=/dev/disk1
1843200+0 records in
1843200+0 records out
943718400 bytes transferred in 406.336717 secs (2322503 bytes/sec)
Le paramètre if correspond au fichier à dumper (if : Input File) et of à la destination (Output File). Pour la destination, mettez le nom du disque tel que vous l'aviez repéré lors de la préparation de la clé USB.
Une fois l'opération achevée, votre clé USB sera découpée en 4 partitions.
Ejectez le tout, vous êtes prêt à booter sur votre clé USB !

Le mot de la fin

Clairement, cette procédure parait plus complexe qu'elle ne l'est vraiment !
Si vous souhaitez utiliser la version 5.0 d'ESXi (ou vSphere Hypervisor), sachez qu'elle intègre un installateur "intelligent". Cela vous permet d'installer, ou de mettre à niveau votre hyperviseur, quel que soit le média sur lequel il est installé (disque dur ou clé USB). Plus de manipulations à réaliser, l'installateur s'occupe de tout, avec un assistant convivial !

mercredi 2 novembre 2011

Sauvegarde : rétention temporelle ou par nombre de versions ?

Le mode de rétention de vos données peut vous sembler secondaire, mais ne vous y trompez pas, il a un impact direct sur la sécurité de vos données.

Définition de la rétention

En clair, cela signifie qu'une solution de sauvegarde va conserver plusieurs versions de vos données constituant un historique des modifications : c'est ce que l'on appelle la rétention.

Rétention par nombre de versions

La rétention basée sur un nombre de versions fonctionne de la façon suivante :
  • Chaque fois qu'un fichier est sauvegardé, il est référencé comme une nouvelle version.
  • Si le nombre de versions du fichier dépasse le nombre de versions autorisées, la version la plus ancienne est supprimée.
Cette méthode est extrêmement simple à comprendre et à implémenter : c'est au moment de la sauvegarde que le logiciel va gérer la purge des anciennes version.

Rétention temporelle

La logique de la rétention temporelle des données de sauvegarde est différente. Elle n'est non plus basé sur un nombre de version fini, mais sur des étapes temporelles.
Vous pouvez par exemple décider de garder toutes les versions de vos fichiers pendant une semaine, puis une seule version par semaine pendant un mois, puis une version par mois pendant 3 mois, etc...
Le processus de "purge" de données est donc différent :
  • Chaque fois qu'un fichier est sauvegardé, il est horodaté.
  • A une fréquence donnée, les serveurs de stockage vont scruter les versions disponibles du fichier et en fonction des règles temporelles établies (x versions par semaine, plus ancien que y mois, etc...), certaines versions pourront êtres supprimées.
Cette méthode, plus complexe à comprendre et à implémenter, permet d'obtenir un vieillissement plus homogène et granulaire des données.

Exercice pratique

Imaginons que nous ayons deux logiciels de sauvegarde différents :
  • Un logiciel A, qui utilise une rétention temporelle selon le modèle suivant :
    • Au bout d'une semaine, on ne conserve au maximum qu'une version par semaine
    • Au bout de quatre semaines, on ne conserve aucune ancienne version
  • Un logiciel B, qui utilise une rétention par version sur 10 versions
Notre sélection de fichiers contient deux fichiers :
  • Un fichier très critique "1", modifié et sauvegardé 3 fois par jour
  • Un fichier peu critique "2", modifié et sauvegardé 1 fois toutes les deux semaines
Le graphique ci-dessous représente la durée de rétention en jours pour chaque fichier et avec chaque méthode :



Avec une rétention par nombre de versions, on constate que :
  • Le fichier 1 qui est très critique a une rétention réelle de moins d'une semaine
  • Le fichier 2 qui est peu critique a une rétention d'environs 5 mois
Avec une rétention temporelle, le constat est très différent :
  • Le fichier 1 (très critique) a une rétention de quatre semaines, avec la possibilité de restaurer toutes les versions sur la première semaine
  • Le fichier 2 (peu critique) a une rétention de quatre semaines, avec la possibilité de restaurer deux versions
Cela laisse clairement apparaître la faiblesse de la rétention par nombre de version : plus vos données sont critiques et modifiées fréquemment, moins la rétention est importante.
Plus simplement, la durée de rétention avec le mode "par versions" est inversement proportionnelle à la criticité du fichier ! Imaginez un tel système couplé à une sauvegarde continue des données...

Notre position

Lors du choix d'une solution de sauvegarde, il faut être particulièrement vigilant sur ce point technique.
Un mauvais choix vous empêcherait clairement de restaurer des données exploitables en cas de problème. Surtout que certains acteurs vous propose, sans aucune possibilité de paramétrage de votre part, une rétention limitée à… 3 version !
Lors de la conception de notre solution de sauvegarde, nous avons choisi d'implémenter une rétention temporelle afin de pouvoir vous assurer une sécurité et une "restaurabilité" optimales.
De plus, vous êtes totalement libre de paramétrer la stratégie de rétention de vos données : nombre de tranches de temps, durées des tranches, durée totale… C'est la solution qui s'adapte à vous, pas le contraire !
Enfin, il est légitime de se poser la question de l'impact de l'historique sur le volume de stockage. Concrètement, avec un mode incrémental par blocs associé à un bon algorithme de déduplication des données de sauvegarde, l'impact sur le volume de stockage est extrêmement faible.
N'hésitez plus, contactez-nous pour en discuter !