vendredi 19 septembre 2014

Sauvegarde, réplication et archivage

Comme nous le soulignions dans notre article sur la sauvegarde et la réplication, un amalgame est souvent fait entre les différentes technologies que sont la réplication, la sauvegarde et l’archivage. Dans cet article, nous revenons sur les définitions de ces technologies afin de clarifier les choses.

Réplication de données

La réplication de données peut se résumer de la façon suivante :
  • Duplication des données sur des stockages différents
  • Cohérence des différents stockages
  • Tolérance aux pannes
Le but de la réplication est la résilience de l’accès aux données : en cas de panne, vous pouvez continuer à accéder à vos données sans interruption de service.
Le meilleur exemple reste le RAID 1, appelé également Mirroring, qui est constitué de deux disques en miroir. Cela permet de continuer le travail sur un des deux disques de la grappe si l’autre tombe en panne.
Par contre, il faut être clair sur la limite de la réplication : vos données sont cohérentes sur tous les stockages. En cas de suppression, écrasement ou virolage de vos données, impossible de les retrouver.
La réplication se positionne donc dans une logique de continuité d’activité.

Sauvegarde

Si nous devions résumer la sauvegarde nous pourrions le faire de la façon suivante :
  • Duplication des données sur un autre support
  • Mise en sécurité des données
  • Historisation des données
Pour la sauvegarde, la finalité est double : pouvoir remonter à une version antérieure de vos données et pouvoir restaurer vos données en cas de destruction de votre support source.
La limite de la sauvegarde est ce que l’on appelle la perte de données acceptable : dans le cadre d’une sauvegarde traditionnelle, nous allons prendre une photo des données à un instant. En cas de destruction du site d’exploitation, les données perdues seront celles crées et modifiées depuis la dernière sauvegarde.
La technologie de sauvegarde continue permet de palier à ce dernier point, car toute modification apportée à des données est immédiatement sauvegardée. Cependant, la sauvegarde continue à également une limite puisqu’elle est difficilement envisageable sur des données de type machines virtuelles et bases de données.
C’est la réplication qui répond à cette dernière limite, rendant la sauvegarde et la réplication assez indissociables dans une logique de disponibilité et de protection des données.
La sauvegarde est, elle, associée à une logique de reprise d’activité.

Archivage

Enfin, arrive l’archivage qui est encore très différent des deux premières technologies, car il consiste à :
  • Déplacer les données vers un autre stockage
  • Horodater les données (optionnellement)
  • Identifier les données pour classement et tri (optionnellement aussi)
La notion d’archivage est donc complètement différente de la sauvegarde et de la réplication. Son objectif n’est pas la continuité ni la reprise d’activité, mais bien de figer les données dans le temps. Nous sortons complètement de la logique de sécurité pour entrer dans une logique d’organisation des données.

Conclusion

Gardez bien ces notions en tête, car elles vous permettront de décrypter certaines offres de prestataires et d’en identifier les risques.
A titre d’exemple, il arrive fréquemment de voir des infrastructures où deux hyperviseurs travaillent sur une baie de stockage unique qui assure une « sauvegarde » en faisant des snapshots… Même si la baie stocke sur une grappe de disques RAID, la défaillance de cette même baie entrainerait un arrêt total de l’accès aux données. Et l’historisation des données étant assurée par des snapshots sur cette même baie, il n’y aurait pas de reprise d’activité possible car les données n'auraient pas été copiées vers un autre support.
Soyez donc vigilants dans le choix de vos offres de sauvegarde !

vendredi 29 août 2014

Utiliser un contrôleur PERC H200 avec des disques supérieurs à 2To

Si vous utilisez des serveurs de marque Dell avec des contrôleurs RAID PERC H200, sachez que ces derniers ne supportent pas les disques SATA ayant une taille supérieure à 2,2 To. Nous allons voir comment contourner cette limitation en utilisant les firmwares du fabricant d’origine.

Attention !

Pour contourner cette limitation logique, il est nécessaire de changer le micro-logiciel (firmware) de votre contrôleur RAID.
Cette opération est à réaliser à vos risques et périls. Nous ne pouvons en aucun cas être tenu responsable des problèmes divers que vous pourriez rencontrer.
N’hésitez pas à réaliser une bonne sauvegarde avant de démarrer :)

Procédure

Le contrôleur PERC H200 n’est rien d’autre qu’un contrôleur 9211-8i de la marque LSI intégré par Dell.
Voici la procédure à suivre pour contourner cette limite de taille de disques SATA à 2,2 To :
Sur le site Internet de LSI, allez sur la page du contrôleur LSI 9211-8i
Rendez-vous sur l’onglet « Software Downloads », dépliez la section Firmware et sélectionnez « 9211_8i_Package_Pxx_IR_IT_Firmware_BIOS_for_MSDOS_Windows ». A ce jour le Pxx est la version P19, mais il se peut que cela évolue au moment de votre téléchargement.
Décompressez le contenu de l’archive téléchargée
Copiez les fichiers suivants sur votre plus belle clé USB DOS bootable :
  • sas2flsh.exe : il s’agit du logiciel de flashage. Copiez la version contenue dans le répertoire sas2flash_dos_rel si vous utilisez une clé USB sous DOS
  • 2118ir.bin : firmware du contrôleur 9211-8i
  • mptsas2.rom : BIOS de la carte RAID
Démarrez le serveur à flasher avec votre clé USB sous DOS. Il est préférable de déconnecter tous les disques avant de procéder à l’opération.
Une fois sur la ligne de commande du dos, allez dans le répertoire contenant les fichiers du micrologiciel et lancez les commandes suivantes :
  • sas2flsh –o –f 2118ir.bin
  • sas2flsh –o –b mptsas2.rom
  • sas2flsh –o –reset
Chacune des commandes doit se terminer sans erreur pour que vous puissiez passer à la suivante. En cas d’erreur, assurez vous que les fichiers nécessaires sont bien présents sur la clé USB.
Une fois l’opération achevée, redémarrez votre serveur.
Vous voici à présent en possession d’une machine qui gère les disques SATA jusqu’à 6To ! (à l’heure où nous écrivons ces lignes…)

Conclusion

Cette manipulation peut vous permettre de faire évoluer des machines assez simplement.
Attention à réserver ce genre de manipulations à des machines de tests ! Il est peu probable que Dell vous assiste site à cette manipulation… c’est donc dangereux en production !

jeudi 24 juillet 2014

Créer une clé USB DOS bootable

Si vous aviez peur de vous ennuyer cet été, nous vous proposons de vous occuper en créant une clé USB bootable sous DOS.
Pas de technologie révolutionnaire dans cet article, que de la pratique !

Démarrer sous DOS, mais pourquoi faire ?

Il est parfois nécessaire de mettre à jour le BIOS ou certains firmwares sur des PCs ou des serveurs.
Hors, quand on touche à des fonctions de très bas niveau comme celles ci, démarrer sur une clé USB sous DOS peut s’avérer tout simplement indispensable !

Au travail !

Afin suivre cette procédure, il vous faut un PC sous Windows et une clé USB. Vous devez avoir les droits administrateur sur votre machine.
  • Pour commencer, téléchargez les fichiers systèmes du DOS : fichiers système MS-DOS
  • Décompressez l’archive sur votre disque Windows
  • Téléchargez ensuite l’utilitaire de formatage de disque USB de HP : Utilitaire de formatage
  • Lancez le logiciel. Sélectionnez FAT32 puis cochez l’option permettant d’installer les fichiers systèmes. Indiquez le chemin dans lequel vous avez décompressé l’archive contenant les fichiers systèmes.
  • Validez !
Votre disque est prêt à l’emploi... facile, non ?

Conclusion

Comme vous avez pu le constater, la procédure est très simple.
Attention cependant, l’installation est minimaliste… Ne vous attendez pas à une foison d’outils, ni même à un clavier en français !
Ne nous remerciez pas, c’est cadeau !

mardi 13 mai 2014

Disque USB sur machine virtuelle Hyper-V

Nous vous avions déjà proposé un article expliquant comment monter un disque USB dans une machine virtuelle ESX. Aujourd’hui, nous faisons encore plus fort et vous livrons une procédure incroyable qui vous permettra de monter un disque USB dans une machine virtuelle Hyper-V.
Attachez vos ceintures, c’est parti !

Utilisation

Pour nos clients, le besoin le plus fréquent est la première sauvegarde de données sur disque externe : dans le cadre d’une sauvegarde externalisée, cela permet d’éviter de passer des centaines de giga-octets ou des téra-octets à travers votre lien WAN.
Par exemple, dans le cadre d’un serveur de fichier virtualisé vous pouvez :
  • sauvegarder la partition système directement depuis l’hyperviseur
  • sauvegarder le contenu de la partition de données depuis la VM elle-même
Pour ce dernier point, il peut être intéressant de monter un disque externe dans la VM.
Cette manipulation peut rendre d’autres services et nous en avions détaillé certains dans notre précédent article expliquant comment monter un disque externe dans une VM ESX.
Mais ne nous égarons pas trop et passons à la pratique !

Pré requis

Pour réaliser la manipulation, il vous faudra :
  • Un serveur accessible physiquement
  • Hyper-V (nous avons réalisé les captures avec Windows 2012R2, mais cela fonctionne avec toutes les version d’Hyper-V)
  • Et, bien évidement, un disque USB !

Procédure de montage

Branchez votre disque USB à votre serveur physique (l’hyperviseur).

A présent, il va falloir mettre ce disque hors ligne. Depuis la machine physique, lancez votre gestionnaire de serveur. Sélectionnez « Services de fichiers et de stockage », puis « Volumes », puis « Disques ».

Sélectionnez votre disque, puis faites un clic droit dessus, choisissez de le mettre hors connexion et répondez oui à l’avertissement.
Attention, le disque USB doit être un vrai disque et pas une clé USB, sinon la manipulation échouera avec le message suivant :

Rendez-vous à présent dans le gestionnaire Hyper-V et sélectionnez votre machine virtuelle.

Allez dans les paramètres de la machine et, après avoir cliqué sur le contrôleur SCSI, choisissez d’ajouter un disque dur.

A ce stade, vous pouvez soit ajouter un disque virtuel au format Hyper-V, soit un disque physique, à condition qu’il soit hors connexion. Sélectionnez « Disque dur virtuel physique » puis choisissez votre disque.

Et là, miracle, à peine validé dans le gestionnaire Hyper-V, le disque va monter dans votre VM… Champagne !


Procédure de démontage

Une fois que vous aurez fini vos opérations sur le disque externe, il va falloir le démonter de la VM proprement pour éviter toute corruption de données. Selon le système de fichiers utilisé, cela peut être très sensible.
Pour démonter le disque, mettez-le hors connexion depuis la machine virtuelle dans lequel il a été monté.

Après cela, ouvrez à nouveau le gestionnaire Hyper-V, puis dans les paramètres de la machine virtuelles, sélectionnez votre disque dur dans le contrôleur SCSI. Cliquez sur le bouton « Retirer » pour déconnecter le disque de la VM.

Dans le gestionnaire de serveur de l’hyperviseur, remettez votre disque en ligne (Services de fichiers et de stockage > Volumes > Disques).

Et voilà ! Votre disque est de retour sur votre serveur physique, proprement et sans corruption du système de fichiers !

Conclusion

La manipulation reste assez fastidieuse, mais peut rendre de fiers services.
Par contre, nous déplorons un point : qu’il ne soit pas possible de monter des clés USB, ni autre périphériques utilisant ce bus… Cela pourrait être pratique, en particulier pour les logiciels nécessitant un dongle. Sur ce plan là, ESX est très supérieur.
Cependant, Hyper-V garde deux points pour lui :
  • Il permet de monter tout types de disques dans les VM, même un disque interne.
  • Il permet d’accéder très simplement aux disques des VM depuis l’hyperviseur.
Ce dernier point permet, par exemple, de sauvegarder des machines Hyper-V très simplement depuis l’hyperviseur en assurant la cohérence des machines virtuelles. Dans les environnements VMWare, c’est tout de suite un peu plus compliqué…

mercredi 16 avril 2014

Changements de mots de passe et questions personnelles

Ces derniers jours, la toile toute entière était en émoi après la découverte de la faille Heartbleed. Par voie de conséquence, il est fortement recommandé aux utilisateurs de changer leurs mots de passe sur les services affectés par cette vulnérabilité. L’occasion de bien choisir ses mots de passe et surtout ses questions secrètes pour les retrouver en cas d'oubli…

La faille Heartbleed

Sous ce doux nom de code se cache non pas un virus mais une vulnérabilité liée au développement de la bibliothèque open source OpenSSL. La faille étant liée à cette bibliothèque, elle ne touche pas tout le monde, mais seulement les services l’utilisant. L’objet de cet article n’étant pas de s’étendre sur cette faille, nous ne résistons pas au plaisir de vous joindre des liens sur une présentation de la faille et une liste des services touchés par Heartbleed.
Comme nous le disions sur notre fil Twitter un peu plus tôt, nos services ne sont pas concernés par le problème. Par rapport à la sécurité, le seul conseil de prudence que nous pouvons vous donner est simplement de vous abonner à notre compte twitter et à la page Facebook d’Arx One :)

Les mots de passe

Que ce soit pour des sites marchand, l’accès à votre environnement de travail ou votre solution de sauvegarde préférée, il vous faut des mots de passe. Comme nous l’écrivions en 2011 dans notre article sur les pires mots de passe, un mot de passe est une mesure de protection essentielle.
Des mots de passes différents pour des services différents sont aussi une bonne mesure de protection : si un de vos comptes se fait hacker, ce n’est pas l’ensemble de vos comptes utilisateur qui seront compromis.
Enfin, ne pas noter ses mots de passe sur un post-it collé à votre machine est également une mesure de sécurité importante. Peut-être que nos éminents chercheurs se pencheront-ils un jour sur cette faille de sécurité majeure !

Un mot de passe de sauvegarde ?

Pourquoi mettre un mot de passe dans une solution de sauvegarde, me demanderez-vous ?
Lorsqu’il s’agit de sauvegarde externalisée, il est aisé de comprendre que la confidentialité est de rigueur. Par contre, lorsqu’il est question de sauvegarde interne à l’entreprise, la notion de confidentialité des sauvegardes ne tombe pas toujours sous le sens. Pourtant, il parait logique qu’un dirigeant ne souhaite pas que son administrateur ait accès à ses données confidentielles par le biais d’une restauration… Ou encore que lors de la sortie de l’entreprise de moyens de stockage de données sauvegardes (renouvellement, déplacement…) que les données ne soient pas accessibles au premier indiscret venu !
Nous vous le disons, quel que soit le lien où sont stockées les données de votre sauvegarde dématérialisée, les mots de passe sont indispensables !

Les questions secrètes

Afin de vous éviter la fameuse « faille du post-it », beaucoup de solutions, comme notre solution de sauvegarde, vous permettent de retrouver votre mot de passe en cas d’oubli. Pour ce faire, vous devez répondre à une ou plusieurs questions secrètes (dont vous seul êtes sensé connaître la réponse) pour faire apparaître un indice que vous aurez choisi. Malheureusement, les questions secrètes sont souvent trop simplistes et après quelques recherches Internet, les réponses peuvent êtres trouvées par n’importe qui.
Cela représente une faille de sécurité importante : récemment, les autorités de plusieurs pays ont démantelé un réseau de « pirates à la demande » ayant craqué les mots de passe de 5 900 comptes. Ces méfaits ont été réalisés sur la base d’ingénierie sociale. Les pirates récoltaient des informations personnelles à l’aide de recherches fines et arrivaient ainsi à répondre aux questions secrètes « bateaux » (Le nom de jeune fille de votre mère, etc…).
C’est précisément pour cela que les questions permettant de retrouver le mot de passe de nos solutions de sauvegarde n’ont pas été choisies au hasard. Elles sont le fruit d’études poussées sur les questions secrètes et leur fiabilité.

Conclusion

Au delà de la faille Heartbleed qui a défrayé la chronique il est important de se rappeler que le choix de bon mots de passe reste important. Tout aussi important, finalement, en termes de sécurité, que la façon dont ils sont stockés, mémorisés (le fameux post-it) et rappelés en cas d’oubli !

vendredi 7 mars 2014

Notre agence de Nantes s'installe au Hub Créatic

L’agence nantaise d’Arx One a déménagé. Après quatre années passées à Carquefou, le développement de l’entreprise nécessitait d’apporter un peu de changement. Nous voici à présent installés au Hub Créatic, à Nantes !

Le Hub Créatic

C’est le nom que Nantes Métropole Aménagement a donné à ce bâtiment. Il abrite quelques 6 600 m2 dédiés aux entreprises locales d’informatique.
Ce bâtiment tout neuf est extrêmement fonctionnel et très économe en énergie.
Géographiquement, il est placé :
Nous pensons que cet hôtel d’entreprises constituera un véritable accélérateur pour tous ses occupants… et nous l’espérons même vivement !
Tout est là pour ça : le cadre, les jeunes talents, la recherche universitaire, les accès routiers et le réseau des prestataires informatiques locaux.

Offre spéciale

Le Hub Créatic est d’ores et déjà fibré. Pour que chacun puisse profiter pleinement de son débit, nous avons décidé de proposer une offre de sauvegarde externalisée limitée aux autres locataires…
Que vous soyez locataire de ce bâtiment ou pas, nous pouvons dans tous les cas vous accompagner et vous installer gratuitement une évaluation de nos solutions de sauvegarde.
Dans les deux cas, n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.

Nouvelles coordonnées

Nos coordonnées téléphoniques et mail ne changent pas à l’occasion de ce déménagement. Par contre, nous avons décidé de recycler notre fax, qui ne servait pas à grand chose d’autre qu’à ramasser la poussière !
Voici donc l’intégralité de nos coordonnées nantaises à jour :
   Arx One
   6, rue Rose Dieng-Kuntz
   44300 Nantes
   09 72 134 990
N’hésitez pas à venir nous voir, nous vous recevrons avec plaisir !

lundi 18 novembre 2013

La fin de Windows XP

Véritable produit star de Microsoft, Windows XP s'est imposé comme LE système d'exploitation de la dernière décennie. Après de longues tergiversations son éditeur a annoncé une fin de support irrévocable le 8 avril 2014. Fin de support qui risque fort de créer d'énormes problèmes de sécurité…

Un peu d'histoire sur Windows XP

Windows XP est sorti le 25 octobre 2001. Ce système d'exploitation de Microsoft a été le premier à utiliser le noyau de Windows NT sur les versions professionnelles et familiales de l'OS, fédérant ainsi pour la première fois les deux gammes de produit.
Pour la partie grand public il a succédé à Windows Me et à Windows 2000 pour la gamme professionnelle. L'objectif de cette fusion était de réduire les coûts de développement et de maintenance.
Le système a connu un succès fulgurant et a été installé plus de 600 millions de fois. Ce succès peut s'expliquer par des caractéristiques fortes du produit dont, entre autres :
  • La gestion du plug and play, puisqu'avant il fallait une disquette pour installer un disque USB, par exemple…
  • La robustesse des systèmes NT
  • L'intégration du système de fichiers NTFS, beaucoup plus robuste et extensible que le FAT
  • L'interface conviviale et déjà maitrisée de Windows 98, malgré son design et ses couleurs à la mode "Playskool"
  • Un pare-feu intégré (dans le Service Pack 2)
Afin de surfer jusqu'au bout sur ce succès, Microsoft a décliné Windows XP en de nombreuses éditions (32 et 64 bits, Itanium, Tablet PC, Media Center…)

Le compte à rebours a commencé

Cette fois, c'est bien la fin ! Microsoft avait annoncé plusieurs dates de fin de support, mais les avait reculées chaque fois sous la pression des utilisateurs. Pas cette fois, car cette date du 8 avril 2014 est ferme et définitive !
Microsoft a totalement refondu le noyau de ses systèmes utilisateurs pour Windows Vista. Ces changements technologiques profonds ont apporté une véritable rupture qui rend de plus en plus difficile le travail de compatibilité et de maintenance des développeurs. Cet arrêt du support de Windows XP permettra donc à tous d'aller de l'avant, en laissant Windows XP derrière.
Cette fin de support pourrait également représenter une réelle opportunité tant pour Microsoft que pour les vendeurs de machines, car selon les sources, le parc de machines sous XP représenterait encore entre 20% et 35% du parc de PCs selon les sources (01net ou clubic, par exemple).
Rassurez vous toutefois, cela ne signifie pas que vos machines sous XP ne démarreront plus le 5 avril ! Quoi que…

Pourquoi changer de système d'exploitation ?

La fin de support de Windows XP n'est pas sensée empêcher vos machines de démarrer. Par contre, plus aucun correctif ne sera apporté à ce système à partir de cette date.
Or, les annonces de découvertes de failles de sécurité, tous système d'exploitation confondu, se suivent à un rythme régulier. Cela signifie que passé le 8 avril, toute faille de sécurité découverte dans Windows XP ne sera plus comblée, rendant ainsi ce système aussi étanche qu'une passoire !
Si vous tenez à vos données et à votre outil de travail, il va donc falloir songer à migrer vers un système plus récent.
Par ailleurs, et malgré ses nombreuses mises à jour, Windows XP ne tire plus parti des architectures récentes. Par exemple, la plupart des installations sont pour des plateformes 32 bits, empêchant l'exploitation de machines ayant 4 Go de RAM ou plus. Et la version 64 bits de XP, distribuée de façon confidentielle, n'évolue plus depuis bien longtemps déjà…

Conclusion

Windows 2003 et Windows XP font encore parti des plateformes que nous supportons dans notre solution de sauvegarde de données, mais nous avons vu une évolution claire des parcs informatiques professionnels vers Windows 7 depuis quelques temps. Notre conseil est d'anticiper votre migration au plus tôt (il reste moins de 5 mois…) et de ne surtout pas attendre la fin de support. Il en va de votre productivité !